René Hippolyte Normant : un grand patron sous le Second Empire (1796-1867). Manufacturier, né à Villefranche-sur-Cher le 21 octobre 1796 et mort à Romorantin le 26 juillet 1867. Associé dès le début avec ses frères dans la manufacture familiale (le jeune garçon est alors " mécanicien " lorsque sa mère l'émancipe en 1817), il contribue à sa rapide expansion. Il devient le seul propriétaire et continuateur de la maison en 1849 au décès de son frère aîné. L’homme y consacre toute sa carrière. Il épouse en 1827, alors que l’affaire familiale est en pleine ascension, mademoiselle Anne-Claire Lefebvre (1806-1889), la fille d’un ancien sous-préfet de Romorantin, originaire de la bourgeoisie locale. Le couple a 7 enfants dont l'un d'eux, René Eugène Normant, décède subitement à l’âge de 25 ans alors qu’il dirige la fabrique familiale d’Elbeuf en Normandie. Intégré aux notables locaux, Hippolyte Normant est commandant de la Garde nationale à Romorantin à partir de 1845. Surtout, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 10 décembre 1850 ; cette distinction témoigne alors du vif intérêt des autorités pour la manufacture Normant frères qu'il incarne. Il faut dire que l’établissement est à l'époque l’unique foyer industriel d'importance dans le département, il rassemble une foule considérable d’ouvriers (environ 2 000 personnes travaillent sur ses différents sites). A l’occasion d’un voyage en Sologne, Monsieur Dumas, ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics, vient d'ailleurs visiter l’établissement de Romorantin le lundi 4 novembre 1850. Sa visite contribue à la remise de la décoration d'Hippolyte Normant. L’homme, véritable " fils de ses oeuvres ", est l’archétype des grands patrons du Second Empire. Travailleur infatigable, il contribue à la renommée de sa maison, rivalisant avec les plus illustres établissements textiles du pays. La manufacture Normant frères est présente dans les grandes expositions où elle reçoit des récompenses (1855, 1867). Vers 1853, il bâti un vaste immeuble, au 57 rue de Rivoli à Paris où il transfère les bureaux parisiens de sa maison. L’homme est très au fait des progrès techniques et il sait adopter les innovations : il fait installer, entre autres améliorations, une grande usine à gaz hydrogène pour éclairer l’ensemble des ateliers du faubourg Saint-Roch à Romorantin. Aussi, au moment où la Sologne commence à s’ouvrir grâce à l’intérêt marqué de Napoléon III pour cette province, il investi une grande partie de sa fortune dans l’achat de vastes domaines agricoles. A son décès, il laisse ainsi plus de 4 600 hectares de terre, reparties entre la Sologne et le Berry limitrophe. Féru d’agronomie, il améliore constamment ses domaines et il fait construire une distillerie dans sa propriété de la Rue, située à Selles Saint-Denis. En 1867, il est le dernier membre fondateur de la maison Normant frères à s'éteindre, laissant une fortune considérable et variée (en biens et créances diverses), réunissant de plus de 15 millions de francs. Après son décès, sa veuve continue la maison, conjointement avec ses 4 fils.
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