Louis-Antoine, dit Lionel NORMANT (1837-1899) Fils de René-Hippolyte NORMANT (1796-1867) et d’Anne-Claire LEFEBVRE (1806-1889), Louis-Antoine NORMANT est un industriel né le 14 juillet 1837 à Romorantin. L’enfant grandit dans la manufacture de draps créée par son père et ses oncles où il apprend le métier de fabricant. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, l’établissement connaît un développement fulgurant et place rapidement les NORMANT parmi les grandes familles industrielles du pays. En 1867 au décès de son père, Lionel NORMANT âgé de 30 ans, reprend conjointement avec sa mère et ses trois autres frères, la direction de l’entreprise. La « manufacture NORMANT frères » est alors considérable, elle emploi plus de 2 000 personnes répartis sur quatre sites à Romorantin et ses environs, une usine à Elbeuf-sur-Seine, et des dépôts de draps à Paris (le 57 rue de Rivoli), Angers, et Toulouse notamment. Elle est la plus ancienne et la forte concentration ouvrière du département de Loir-et-Cher. La maison dispose de débouchés très stables : elle fournit les armées et les grandes administrations du pays. Lionel NORMANT participe alors pleinement à la conduite de la puissante manufacture romorantinaise. Au tournant des années 1880, il se fait édifier un vaste hôtel particulier au 20 avenue du Bois de Boulogne (l’actuelle avenue Foch) à Paris. Il est voisin de son frère aîné Henri NORMANT, résidant au 26 ; lequel installé dans la capitale depuis longtemps y défend les intérêts de la maison familiale. Agé de 42 ans, Lionel NORMANT épouse le 28 février 1880 Adeline Emilie Joséphine LEFEBVRE, jeune femme issue d’un milieu aisé. Née à Paris le 27 février 1854, c’est la fille de François Joseph LEFEBVRE (mort en 1857), un ingénieur géomètre associé à son beau-père, Ambroise LAZARE (décédé en 1889), lui-même géomètre de la préfecture de la Seine. Son aïeul paternel était marchand chapelier à Nemours. Le couple évolue dans la haute bourgeoisie d’affaires. Il séjourne alternativement à Romorantin et Paris, au grès des activités professionnelles et des mondanités respectives. Lionel NORMANT se retire officiellement de l’entreprise en 1883 mais il en reste très proche et seconde activement son jeune frère, Benjamin NORMANT, dans la conduite de la manufacture. L’homme apparaît également très attaché à ses ouvriers : il devient président des sociétés de secours mutuels de Romorantin, fonction qu'il occupe jusqu'à son décès. Le 12 octobre 1899, alors qu’il est en voyage pour gérer des affaires familiales, il décède subitement à Dresde (royaume de Saxe). Le 22 octobre suivant, après un dernier hommage rendu unanimement par la ville et l’ensemble de sa population, l’homme est inhumé à Romorantin dans la chapelle familiale. Sans enfant, il lègue une importante fortune à son frère Benjamin NORMANT, devenu le seul continuateur de la maison NORMANT frères depuis 1889. Il lègue également à l'hospice de Romorantin une somme d'environ 90 000 francs pour y fonder quatre lits réservés aux anciens ouvriers de la maison NORMANT frères. Son patrimoine varié, se compose d’immeubles parisiens de rapport, de vastes domaines ruraux en Sologne et Berry, de nombreuses créances, actions et obligations réunissant au total près de dix millions de francs. Il témoigne d’un homme actif qui a toujours travaillé à la prospérité de l’usine familiale. Lionel NORMANT, à la réussite si discrète comme l’ensemble de sa famille d’ailleurs, est une des grandes figures industrielles de la seconde moitié du XIXe siècle. Après son décès, son épouse mène alors une vie très pieuse : devenue sœur Marie Albert du tiers-ordre de la pénitence de Saint Dominique, elle s’éteint finalement à Paris le 6 janvier 1928.
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