Source : Archives départementales de Loir-et-Cher, 108 PER 1911. Périodique l'Echo du Centre , année 1911. L’Écho du Centre Journal républicain absolument indépendant Paraissant les mardis, jeudis et samedis de chaque semaine Pour la Vérité, la Justice et la Liberté ! Titres consultés : Samedi 29 juillet 1911 : « ROMORANTIN – Un conflit à la maison Normant » Mardi 1er août 1911 : « La grève de l’Usine Normant » Jeudi 3 août 1911 : « ROMORANTIN – La grève de l’Usine Normant » Samedi 5 août 1911 : pas d’informations sur la grève Mardi 8 août 1911 : « ROMORANTIN – La grève de l’Usine Normant » Jeudi 10 août 1911 : pas d’informations sur la grève Samedi 19 août 1911 : pas d’informations sur la grève Jeudi 24 août 1911 : pas d’informations sur la grève Samedi 26 août 1911 : « ROMORANTIN – La grève de l’Usine Normant » Samedi 2 septembre 1911 : « ROMORANTIN – La grève de l’Usine Normant » Edition du samedi 29 juillet 1911 : « ROMORANTIN Un conflit à la maison Normant Quatre vingt dix ouvriers ont cessé le travail à la maison Normant. » Edition du mardi 1er août 1911 : « ROMORANTIN La grève de l’usine Normant Dans l’« Echo du Centre » de samedi nous signalions que, par suite de la mise à pied d’un ouvrier, 90 de ses camarades avaient abandonné le travail. M. Normant fit dire aux grévistes que ceux qui ne reprendraient pas le travail seraient considérés comme « étant à leur quinzaine ». Cette menace n’a produit aucun effet. Les grévistes sont maintenant au nombre de 350. Ils exigent le renvoi du contremaître qui a infligé la punition. La direction de l’usine a fait connaître que les ouvriers qui ne reprendraient pas le travail seraient considérés cette fois, comme démissionnaires. Vendredi, à 11 h. ½, la sirène de l’usine siffla « au feu ». Un incendie s’était déclaré dans des bourres à l’intérieur d’un bâtiment sis au long de la rivière, près de la « Grande Jauge ». Le feu gagna des laines blanchies placées dans le même bâtiment. A l’appel de la sirène, l’équipe d’incendie se forma et commença l’attaque du feu. Les ouvriers grévistes qui font partie de la section incendie se rendirent eux aussi – et en hâte – aux appels de la sirène et remplirent leur devoir. On dit que cet incendie serait du à la malveillance et que plusieurs foyers auraient été découverts. Ce sont des rumeurs qui bourdonnent, de simples recontars que nous enregistrons sous toute réserve. En tout cas une enquête a été ouverte par M. Baraduc, commissaire de police. Les soupes communistes ont commencé de fonctionner avec l’aide de quelques syndicats ouvriers de la ville. Les tables, installées dans la cour de l’ancienne école, étaient garnies de convives. » Edition du jeudi 3 août 1911 : « ROMORANTIN La grève de l’usine Normant La grève continue. A la suite d’une réunion, la plupart des ouvriers ont décidé la cessation du travail. Il y a maintenant plus de 400 grévistes. Le sous-préfet et le maire de Romorantin ont tenté une démarche auprès de M. Normant. Ce dernier leur a déclaré qu’il ne céderait point, surtout en ce qui concerne le renvoi du contremaître. Le syndicat des ouvriers d’art a promis son appui pécuniaire aux grévistes. » Edition du mardi 8 août 1911 : « ROMORANTIN La grève de l’usine Normant Depuis samedi la situation de la grève est stationnaire. Malgré différentes démarches, le conflit subsiste aussi aigu qu’aux premiers jours. L’incendie qui a éclaté la semaine dernière à l’usine, est dû à l’échauffement des laines. Nous apprenons en dernière heure que le sous-préfet et le maire de Romorantin ont encore une fois tentés, mais en vain, d’amener M. Normant à composition. » Edition du samedi 26 août 1911 : « ROMORANTIN La grève de l’usine Normant La grève de l’usine Normant, qui dure depuis un mois, n’est pas à la veille de se terminer. Mardi soir, les grévistes ont parcouru les rues de la ville en chantant des refrains révolutionnaires. Ils ont été dispersés par des gendarmes à cheval. M. Boisvieux, premier adjoint au maire de Romorantin, vient de donner sa démission. » Edition du samedi 2 septembre 1911 : « ROMORANTIN La grève de l’usine Normant M. Landart, le contremaître dont le départ était réclamé par les grévistes, a donné sa démission et quittera Romorantin. La plupart des ouvriers ne demandent qu’à reprendre le travail. Ces longues semaines de grève ont pesé terriblement sur les petits ménages. - On annonce en dernière heure que la grève est terminée. »
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