L'hôtel Lionel Normant et son château d'eau-pagode
* À la même époque, ses 3 frères sont présents sur cette avenue réputée : Henri Normant, l’aîné, édifie un hôtel particulier avec tourelle au 26 avenue du Bois de Boulogne (ancienne avenue de l’Impératrice, désignée ultérieurement avenue Foch) à Paris, sur un terrain acquis en 1868. Louis-Antoine Normant possède également son hôtel au 20 avenue du Bois de Boulogne. Enfin, Benjamin Normant acquiert en 1878 ce même type de demeure au 9 avenue du Bois de Boulogne.
Hôtel particulier édifié à la fin des années 1870 (vers 1877) à Romorantin par Anatole Aristide Normant (1835-1889), manufacturier et maire de la ville entre 1871 et 1875. Les plans ont été réalisés par l'architecte Claude Salleron. L’immeuble est bâti aux portes de l’usine familiale, à l’entrée du faubourg Saint-Roch. Réalisé sur le modèle des hôtels de l’avenue Foch à Paris * , il est de style néo-classique. Il s’agit d’une demeure patronale de grand luxe d’environ 435 mètres élevée sur deux étages. Le bâtiment est construit en pierre de taille, avec charpente en pin du Nord et toiture en ardoises et zinc. Mis en vente en 1889, au décès de son propriétaire, l’hôtel est acquis par Louis-Antoine (surnommé « Lionel ») Normant, son frère et reste ainsi dans la famille. Peu utilisé par ses membres, l’immeuble est occupé par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. En 1952, après le décès d’Hippolyte Normant, il est vendu à la ville pour 10 millions de francs et devient le siège de la municipalité. Il représente aujourd’hui l’un des plus beaux bâtiments de Romorantin.
Le parc arboré et paysagé de l’hôtel, aujourd’hui rattaché au square municipal, abrite une pagode chinoise servant de château d’eau dans le passé. Installée à la fin du 19e siècle (1879), elle est le témoignage de l’engouement des riches propriétaires pour l’Orient. Le cabinet octogonal (servant de petit salon d’études ou de divertissement) aménagé au 2e étage est décoré de toiles peintes et de peintures murales, représentant notamment des oiseaux exotiques et des geishas. Les vitraux sont signés Emile Hirsch (1832-1904), maître verrier formé par Eugène Delacroix et Hippolyte Flandrin. Nombre de détails du décor révèlent l’influence des écrits sur l'Asie et des recueils d’ornement édités depuis la fin du 18e siècle. Cette pagode, dont on ignore encore l’origine et la provenance (la tradition orale a longtemps rapporté qu'elle provenait d'une exposition universelle), est classée M.H. (inscription par arrêté du 12 août 1994). Cet exemple d’architecture mêle élégamment la vocation fonctionnelle d’un château d’eau à celle d’agrément d’une fabrique. Dans le parc, un tunnel est percé dès 1874. Traversant la rue du faubourg Saint-Roch, il permet de relier la propriété à l’usine familiale et au premier hôtel Normant bâti sous la Monarchie de Juillet (l’actuelle maison de retraite).
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